STOP

J'ARRETE CE BLOG PUISQUE LES GENS RESPECTENT PAS CE QUE J'ECRIS; QUAND ON PREND UN TEXTE SUR MON BLOG, LA MOINDRE DES CHOSES C'EST DE METTRE QUI L'A ECRIT. EN L'OCCURENCE MOI

# Posté le vendredi 27 février 2009 10:39

On ne peut pas décider de mourir. Parce que mourir en bouleversant la suite logique des choses, la suite logique dans le quotidien des Hommes, c'est commettre l'irréparable. Le pire. Je vais mourir à la fois physiquement, mais aussi littéralement. Je mettrai fin à cet embranchement de mots et de phrases, comme je mettrai fin à mon existence. C'est ce que j'ai toujours cherché.

On ne peut pas décider de mourir. Parce que mourir en bouleversant la suite logique des choses, la suite logique dans le quotidien des Hommes, c'est commettre l'irréparable. Le pire. Je vais mourir à la fois physiquement, mais aussi littéralement. Je mettrai fin à cet embranchement de mots et de phrases, comme je mettrai fin à mon existence. C'est ce que j'ai toujours cherché.
Je n'existe plus, je déambule. Je fais endêver tout ce qui m'entoure, j'exploite la misère congrue de mon âme. Je suis là, debout dans mon monde qui déchante. Je suis en fait l'épicentre d'une rage relationnelle, l'exhaltation , la violence de la passion, la fragrance et le magnétisme de l'égarement. Je déambule dans la jungle primaire des sentiments écorchés, dont l'amour visqueux pullule. Les bras en croix, attendant la rédemption et le salut antéchrist contrariant ma dévotion. J'avais besoin de me sentir morte pour revivre ailleurs, retraçant une pietà impossible, un tableau d'écorchée vive. Je n'ai pas l'envie ni le besoin d'attendre que ma mémoire se fane. J'ai amplement de souvenirs en moi pour m'éloigner sans grands regrets. Je ne ressens pas l'avidité d'attendre que la mort vienne me chercher, je préfère aller vers elle. Me nourrir d'elle, plutôt qu'elle ne se nourrisse de moi. J'espère réussir, mourir avant de me souvenir des récits nosocomiaux. Je n'ai pas besoin que l'on orfraze mon existence si moindre. J'ai aimé, j'ai vu, j'ai goûté. C'est là toute l'attraction de l'univers que j'ai épuisé. Je réécris d'interminables palimpsestes, tous racontant la même chose, tous interprétant la futilité de l'existence. La futilité de mon existence. J'imagine d'avance la touffeur qui aura envahit la pièce lorsque l'on découvrira mon corps inanimé. L'odeur nauséabonde d'un corps qui retourne à la terre, qui s'enfuit vers l'humus. Peut-être interpréterez-vous cela comme le sens à ma taciturnité. Il n'y a pas de loi salvatrice, il n'y en a en fait que trop eu.
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# Posté le jeudi 26 février 2009 08:54

EXTRAIT _ A l'ESTOMAC __ CHUCK PALAHNIUK

EXTRAIT _ A l'ESTOMAC __ CHUCK PALAHNIUK
"




Des noms idiots pour des gens qui existent vraiment.
Comme si tu ouvrais le ventre d'une poupée de chiffons et que tu trouvais à l'intérieur : De vrais intestins, de vrais poumons, un coeur qui bat.
Du sang, beaucoup de sang chaud et collant.


Et nous devions écrire des nouvelles.
Des nouvelles marrantes.
Nous tous, trop nombreux, coupés du monde pour tout un printemps, un été, un hiver, un automne - toute une saison de cette année-là"
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# Posté le jeudi 26 février 2009 08:49

T. dit :juste un truc cheri quoi quil se passe avec nimporte qui personne poura me donner otant de bonheur et de plesir que toi.SAIIS TOI QUI ME RENDRA LE PLUS HEUREUX DU MONDE.jorai tj une pencer pour toi

T. dit :juste un truc cheri quoi quil se passe avec nimporte qui personne poura me donner otant de bonheur et de plesir que toi.SAIIS TOI QUI ME RENDRA LE PLUS HEUREUX DU MONDE.jorai tj une pencer pour toi

Je suis fatiguée de jouer les cryptologues. Fatiguée de me pencher sur le moire aux reflets constants de ton âme. Tout devient si difficile avec toi, chaque événement, chaque simplicité, chaque attention, chaque battement de c½ur se cristallise autour de la complexité. J'abandonne là ma course à la connaissance. Je stoppe mes envies de psychanalyser ton esprit cryptique. Je suis allée trop loin dans l'excès. Je savais que je souffrirai mais je n'ai pas cherché à me sauver et encore moins en me protéger. Je me suis ruinée dans cette circonvolution perdue d'avance. Maintenant, tout le monde autour de moi est fatigué d'entendre mon lamento. Tout le monde refuse de comprendre que j'avais besoin d'aller jusqu'ici, jusqu'à cette envie de mort pour mieux vivre. Je comprends aujourd'hui que j'ai fonctionné par microcosme. Un petit monde merveilleux avec toi, moi et ta pédanterie. Sans oublier tes constantes objurgations, comme si elles faisaient partie de toi, comme si elles étaient le caractère prédominant chez toi. Comme si toute ta bonté et ta spiritualité étaient enfouies sous le couvert dictateur de ta peur. Cela devait être un oaristys, c'est une mise à bas.
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# Posté le jeudi 26 février 2009 08:41

RIEN D'IMPORTANT ____ pix : Satoshi _ Girugamesh ___ concert au mois de mai <3

RIEN D'IMPORTANT ____ pix : Satoshi _ Girugamesh ___ concert au mois de mai <3


On parle souvent de la pauvreté à tort. Quand on dit pauvreté, on parle tout de suite d'argent, d'enfants si maigres que les os sont près à déchirer la peau fine autour. On parle du SIDA, des bidonvilles, de crasse et de misère. Voilà le décor que l'on plante autour de la pauvreté. La pauvreté ce sont aussi ces gens qui possèdent leur carte de fidélité à la friterie du coin. C'est là que l'on voit qu'il est beaucoup plus facile d'importer la nourriture que de la préparer. Parce qu'en préparant à manger pour les trois voire quatre gosses derrière alors qu'il faut se battre pour que le mari, bourré comme une barrique ne passent pas ses nerfs sur sa progéniture, devient de plus en plus difficile. Alors on va rajouter un tampon chaque soir sur sa magnifique carte en carton rouge et blanche, et on attend toujours avec impatience le dernier tampon. Comme une consécration. La consécration de la frite gratuite. Des frites si grasses que lorsque vous avez fini de les engloutir, dans le fond de la barquette en plastique, il reste toujours une flaque d'huile et de sel. Immonde, me direz-vous. Et avec ça, viennent les problèmes d'obésité et de cholestérol. Vos veines et artères qui se bouchent à cause de ce gras que vous consommez en abondance. Le même gras jaune et visqueux que vous trouvez lorsque vous évidez une poule. Petite, je croyais que c'était du maïs que la poule avait digéré avant qu'on lui tranche le cou, avant qu'elle court sans sa tête sur quelques mètres. C'est tout de même curieux à voir. Mais être pauvre, c'est aussi faire la manche pour gagner un minimum de trente euros pour se faire un gramme de cocaïne avant d'imploser à cause du manque. C'est se crever à dire bonjour à des gens qui se déboiteraient la mâchoire en vous décrochant un sourire. N'essayez surtout pas d'obtenir un sourire un jour pluvieux sur les trottoirs de Lille, ce serait peine perdue. Pourtant, les gens sont habitués à la pluie ici, mais apparemment, cela les refroidie toujours autant.
Nous sommes lundi, le soleil commence à réchauffer l'atmosphère, il est dix heures. Il fait moite dehors, c'est un soleil de mois de février qui se profile. On est là sur le trottoir du métro, nonchalantes, l'air un peu pédant, à se demander si l'on va en cours ou si on s'autorise à aller flâner dans les rues de Lille. Nous sommes deux, on parle de choses et d'autres, on tente d'éviter les détails ennuyeux dans nos discours, on jette quelques coups d'½il intéressés aux garçons qui passent. Subrepticement. On attend que l'une de nous deux prennent une décision. On ne va pas à l'université ce matin. On reviendra à une heure et demi pour suivre les cours de l'après-midi. J'ai toujours ce sentiment de commettre un péché innommable lorsque je ne me rends pas à un cours. Mais la sensation passe très vite. On se retrouve dans le métro. On se marre parce que l'on pense à l'intervenante du cours d'histoire des supports qui va encore faire cours à une dizaine d'élèves, et que heureusement pour nous, notre ennui à nous ne sera pas monopolisé aujourd'hui. En fait, lorsque je vais à Lille, il y a toujours un but prédéfini à mon escapade. Il y a Nico. C'est comme ça, dans ma tête c'est indissociable. Lille va de paire avec Nico. Néanmoins, ce lundi là, j'avais décidé de ne pas aller voir Nico, parce que je savais qu'on allait encore rester là plantées pendant une heure à écouter ses plaintes furtives. Son manque de sommeil à cause du froid dans la cage d'escalier qu'il squatte, les gens qui aujourd'hui encore sont plus que radins, son manque d'appétit, et paradoxalement sa faim latente. Son mal de dos, les problèmes avec la SPA qui lui à pris son labrador et qui lui demande 190 euros pour le faire sortir. Comme si un SDF avait 190 euros. Il pourrait les avoir, mais il y a la came à payer. Heureusement, il reste Rocky, l'épagneul. Il nous couvre tout le temps de poils mais il est tellement affectueux qu'on lui pardonne tout de suite. Bref, on est dans le métro on se dit qu'on ira pas le voir aujourd'hui. On hésite encore sur le choix de la station. On ne sait pas si l'on descend à « Lille Flandres », « Rhiour », ou « République Beaux Arts ». Moi j'aime bien la dernière parce qu'elle est grande et que comme son nom l'indique, elle est pleine de sculptures, de gens endimanchés, bref d'½uvres d'art. Vous discernerez toute l'ironie de ma part sur les gens endimanchés. Mais c'est toujours si drôle pour moi de les voir déambuler comme si la vie quotidienne était un festival sordide. Comme si, si par malheur ils s'étaient négligés ne serait-ce que l'espace d'un jour, le monde filandreux de leurs relations « à usage unique » dont parle Chuck Palahniuk, se serait effondré. On descendra à la gare, parce qu'en fait, on ne sait pas vraiment ce que l'on va faire de notre matinée. Comme si à force de jouir d'une liberté, on en avait aspiré tout le suc. Comme si cette liberté finalement, se transformait en contrainte. On a marché jusqu'à la place. On à rencontré des roumains qui faisaient la manche. C'est étrange cette façon qu'ils ont de présenter l'enfant qu'ils tiennent dans leur bras, avant leur main. Leur manque de moralité exacerbé m'exaspère. Je m'éloigne sans même leur accorder mon attention. On rigole toujours, on passe devant les boutiques en rêvant. On regarde ce pull dans la vitrine qui est si beau, le prix nous éc½ure. On continue notre dédale dans les rues sans réellement s'y attacher. Et puis réflexion faite, le gris ne nous va pas si bien. On s'invente des excuses comme on peut. On sillonne les rues, on essaie d'attacher moins d'importance aux vitrines parce qu'on sait qu'on a pas assez d'argent. On longe la rue de Béthune in extenso. Nico n'est pas là. J'ai essayé de me détacher de ce fait, mais j'ai été obligé de jeter un coup d'½il. Je déclare dans un moment silencieux que j'ai faim. Il est onze heures. J'ai envie d'une gaufre au Nutella comme ils en vendent juste au coin de la rue. Bien sur, c'est fermé. Il y a un autre commerce qui en propose. Je regarde le prix. Trois euros. Puis je pense à mes hanches et à mon ventre graisseux. Je prétexte que le prix est trop cher. On s'éloigne. Je pense toujours à l'amas graisseux que je suis, puis à la honte que cela procure à mon père. Puis je pense au fait qu'il a à me le rabâcher sans cesse. Je déteste tellement lorsqu'il me dit ça. J'essaie de me convaincre que c'est pour mon bien. Je me dis que cette semaine, je mangerai ma soupe du soir, rien d'autre. On passe devant Quick, les effluves de frites grasses et hamburgers aux compositions improbables nous chatouillent les narines et me fait grincer. Ma bonne résolution part aux oubliettes. Ou pas. On réussit à résister à la tentation. On continue d'avancer et quelques magasins plus tard, on tombe sur Nico, fidèle au poste, faisant la manche devant Mac Donald. Il nous sourit. On lui sourit, peut-être un des seuls sourires du jour. Il nous embrasse, me serre dans ses bras. Nous dit des banalités, nous demande comment nous allons. Je lui donne cinq euros. Il me remercie. On parle tous les trois. A certains moments, ils nous abandonne pour demander aux passants « une petite pièce, un peu de monnaie, un petit geste ». Il boit une bière. Une Amsterdam à 8,4°. Il nous en propose. On lui dit que non. Ils parlent tous les deux, je fixe le chien qui tremble assis sur la couverture et qui lui non plus ne me lâche pas des yeux. Puis je regarde Nico, et les traits de son visage. Il ressemble tellement à celui que j'aime par dessus tout, avec ses piercings et ses manies. Je les laisse parler tous les deux parce que je suis perdue dans mes pensées. Complexée par mon semi fantasme et mon dévouement maladif. Ne surtout pas compliquer la situation. Sa voix me tire de mes rêveries. Il me dit que je mets des lentilles. Je rigole en lui disant que non. Il ne dit pas comme tout le monde. Il ne dit pas que j'ai de beaux yeux, il dit qu'ils sont bizarres. Je lui demande pourquoi, presque en m'indignant parce que pour une fois, on ne me complimente pas sur mes yeux. Il me dit qu'ils ont « la couleur des Caraïbes ». Pour me dire ça, il prend son accent sudiste. Il vient de Toulon! Là encore je m'indigne. Il était dans la chaleur de Toulon et vient se refroidir dans le Nord. Il demande à mon acolyte si je porte des lentilles. Cela me fait rire. Je ne dois posséder aucun talent de conviction. Elle lui dit que non, et il s'en retourne sur le trottoir, implorer le bon vouloir des passants. On se dit que l'on a faim mais en même temps le désire de rester ici me dévore. Il revient, toujours en fixant mes yeux. Les siens sont d'un rare beauté. L'iris verte dans laquelle se dessine un anneau de feu. Je suis comme hypnotisée. Une fois de plus sa voix me tire de mes pensées. Je lui demande de répéter. J'avais mal compris ce qu'il venait de dire. Le temps passe et Nico se fait plus familier avec moi qu'à l'habitude. Il caresse ma joue puis repars. Ça ne me dérange pas. Pourtant ses mains sont sales et la crasse en dessous de ses ongles révulserait n'importe qui. Mais il a eu ce regard à la fois poignant et troublant. Il m'offre un badge sur lequel deux pandas amoureux volent dans le ciel. Il souligne le fait que c'est un cadeau et que je dois le garder. Je l'accroche à mon tee-shirt. On rigole tous les trois. Arrivée de Momo que je n'ai vu que deux fois. Il dit à Nico qu'il a la came. Lorsqu'il dit ça, j'observe le sourire qui se dresse au fur et à mesure qu'il parle. À nouveau, c'est la consécration. Nico dit qu'il doit encore se faire dix euros. Momo repars, on reste à trois à nouveau. Enfin plutôt à deux parce que Elody est partit voir Rocky. Nico met son bras autour de ma taille et plante ses yeux dans les miens. Cela m'absorbe tellement que je ne me préoccupe même pas de ce qu'il me dit. Je pense. J'ai envie de lui dire qu'il lui ressemble. Mais je ne le fais pas parce que cela ne sort pas. Il me regarde et me sourit. Je lui sourit il pose son nez contre le mien, de façon à ce que son souffle s'étale sur mon visage. Il repars sans prévenir. Se détachant de mon corps et de ma vue. Je ne me retourne pas, je ne bouge pas. Je suis effrayée parce que mon sens moral se débat dans ma tête. Dans la boîte crânienne, il y a le discours désabusé, presque moralisateur. Un SDF me serre contre lui, et au lieu de me révulser, cela m'émeut. Je reste interdite. Presque muette. Cette réflexion m'éloigne de lui. Lorsqu'il revient près de moi, je m'en éloigne. Comme un voleur qui s'éloignerait de l'objet qu'il convoitait avant de se résigner. Il n'interprète pas. Il ne s'en rend peut-être même pas compte. Je deviens comme farouche. Aussi lorsqu'il dit qu'il va aller s'acheter une bière, je lui propose d'y aller. L'épicerie est à deux minutes à pied de là. J'entraine Elody avec moi. Toutes les deux, on s'amuse du fait qu'il soit si proche de moi aujourd'hui. C'est surement un de nos problèmes. C'est que l'on s'amuse de tout. Comme des enfants. On revient, il embrasse ma joue pour me remercier. Son petit manège recommence, et au fur et à mesure que les minutes passent, il se colle de plus en plus à mon corps. Je frissonne. Je ne sais pourquoi. Il pense que j'ai froid et passe son écharpe autour de mon cou. Je fais mine de refuser mais il conteste d'emblée. Bref je la garde. Il me la noue convenablement, me souris, regarde encore mes yeux, fais un signe de tête, dit qu'il réfléchit trop et retourne faire la manche. Il boit sa bière, m'en propose. J'accepte et bois une gorgée. Le goût amer de la bière ne me frappe pas, il est même plutôt agréable. Midi approche et je n'ai plus faim. Il nous supplie de rester avec lui, Elody plus sage que moi lui dit que nous avons cours. Il nous répond qu'on s'en fout parce que d'habitude on y va pas. On se regarde, on prend conscience que c'est vrai que cela arrive souvent le fait qu'on aille pas en cours. On accepte de rester mais on lui dit qu'on partira à trois heures moins le quart pour assister au dernier cours. Il paraît un peu déçu mais accepte quand même. Et c'est à ce moment là que la maigreur de son visage m'a frappé. Je ne l'avais jamais remarqué. Son visage jeune et lisse, presque impeccable c'est convulsé sous la déception et c'est à ce moment là que j'ai remarqué ô combien l'ossature de ses joues était seyante.
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# Posté le jeudi 26 février 2009 08:28

...je ne savais pas comment ça allait finir. je savais juste que cela avait débuté par une méchanceté proférée dans la rue, elle ne venait ni d'un balcon ni de derrière la poubelle du restaurant prestigieux du coin de la rue. Non cette parole venait d'en face. La méchanceté se donnait à voir. Plus rien pour la rendre pudique

Un jour,il y a saturation des graisses dans le corps. Un corps gras, immonde, tiré par le caractère flasque. Alors on tire sur ce corps avec des épingles, des aiguilles, de la chimie pour tuer la répugnance. Tirer le corps à quatre épingles. Il y a tellement de graisse qui se balade dans ce corps d'origine si petit, qu'elle n'en peut plus d'y étouffer. Elle se tasse, écarte et tire la peau, la craque. L'envie de se battre contre l'envahisseur s'évanouit. On suffoque dans ce corps dorénavant maladif. La sueur coule le long du corps, par litre, par cube d'eau entier. On ne peut plus faire un pas sans souffrir de la charge, on ne se déplace plus sans s'éssoufler. Puis on meurt dans sa graisse. On meurt sous le poids du corps. Alors on ne tente plus rien. Ni la liposusion, ni l'anneau gastrique. Alors on accepte le regard des gens sur son corps, sur soi en définitif. Sans mauvais jeu de mots, on tente de se fondre dans la masse. Puis un jour on meurt d'étouffement. Non pas à cause du corps et de sa graisse, mais on meurt d'étouffement parce qu'il n'y a ici de place que pour les anorexiques et les dégraissés. On meurt un jour parce que le dictat nous engraisse tous.



Tu sais, le préservatif est la pantoufle de verre de notre génération. Tu l'enfiles quand tu rencontres quelqu'un que tu ne connais pas. Tu danses toute la nuit, et ensuite tu le jettes. Le préservatif, je veux dire. Pas l'inconnu. Fight Club, Chuck Palahniuk
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# Posté le samedi 21 février 2009 13:36

Modifié le samedi 21 février 2009 14:52

écoute :Escape the fate _ situations

écoute :Escape the fate _ situations
Il ne S'en doute pas mais je passe avec lui quelques unes des meilleures heures de ma vie. Le calme a reprit sa place dans nos existences. Pourtant ses mains subsistent sur mon corps. La première sur la cambrure de mes fesses,l'autre sur la cHute de mes reins. Je sens toujours la pointe de son excitation. C'est assez flatteur. Ses lèvres glissent une dernière fois dans mon cou, puis tout s'éteint. On fume une cigarette, la tête pleine encore de quelques images dépravées. La fumée se détache du ciel. Il n'y a aucune étoile. Tout est plat, sans rien pour guider des âmes esseulées, fatiguées par l'amour juste. Je suis incapable de décrire la force qui occupe son regard. Je sais simplement que c'était sûrement la dernière fois que je sentais son corps contre le mien. Pour me consOler, je pense a l'adage « toutes les bonnes choses ont une fin ». La raison l'emportera sûrement sur l'appétit et la jouissance. Pourtant, comme j'aimais à le respirer. Me perdre dans son regard et ses baisers. Exister dans ses nuits.Faire les choses main dans la main. Seul l'avenir me dira si la moralité prendra ou non le pas sur nos aventUres nocturnes. Il est de loin l'assouvissement de mes émois, et celui que je réclamerai encore. (17/02
)

# Posté le vendredi 20 février 2009 13:00

EXTRAIT DE CHRISTIAN BOBIN ___ UNE PETITE ROBE DE FETE ___ CELA ME RESSEMBLE TELLEMENT .

EXTRAIT DE CHRISTIAN BOBIN ___ UNE PETITE ROBE DE FETE ___ CELA ME RESSEMBLE TELLEMENT .
Ma vie me fait souffrir . ma vie me tue le jour, la nuit je tue ma vie.
J'attendais d'être reine. Je ne sais plus que mendier. Je voulais vivre de bel amour. Je meurs de sale blessure. Et pourtant je suis là : indemne. Je souffre de ma vie intacte dedans ma vie ruinée. Je meurs de trop de chant dans trop peu de feuillage.
Elle va dedans sa vie comme une aveugle. Elle va dans l'écriture comme un printemps. De temps en temps elle vous montre un carnet. Chacune des phrases vous touche, comme au fleuret : leur pointe acérée pénètre à merveille dans vos yeux. Ce qui vous touche est un mystère. C'est là et c'est ailleurs.
Un jour elle écrit. Un autre jour elle n'écrit plus.

# Posté le dimanche 15 février 2009 04:27

Modifié le dimanche 15 février 2009 04:54

RENCONTRE ___ Je n'ai jamais connu ton prénom ou je l'ai oublié.Je te tutoie, je me permets cette douce insolence parce que je sais qu'on l'apprécierait tous les deux, si tu étais vivant. Si tu étais vivant... Je serais venue te voir lorsque j'avais peur, lorsque j'avais mal.

RENCONTRE ___ Je n’ai jamais connu ton prénom ou je l’ai oublié.Je te tutoie, je me permets cette douce insolence parce que je sais qu’on l’apprécierait tous les deux, si tu étais vivant. Si tu étais vivant… Je serais venue te voir lorsque j’avais peur, lorsque j’avais mal.
Il y a des rencontres que l'on oublie pas, celle qui reste dans la coeur même après floraison.
Ce matin, en me levant il y avait le ciel bleu à perte de vue, où résonnaient les visages de ces rencontres.
Il y a les "amis à usage unique" dont fait mention Palahniuk dans Fight Club,
Il y a les inoubliables et les inconditionnés.




L'amitié est la forme spécifique de l'amour qui a pour objet un être que l'on apprécie et qui, d'un point de vue éthique, se conduit correctement.
L'amitié (1984)
Citations de Francesco Alberoni

# Posté le samedi 14 février 2009 04:50

Modifié le dimanche 15 février 2009 04:18

21. Listen to Odoru Meruhe Tokei - An CAfe _ Soudés. En trombe. Défoncés de plaisir. Ensoleillés, intoxiqués d'odeurs.

21. Listen to Odoru Meruhe Tokei - An CAfe   _  Soudés. En trombe. Défoncés de plaisir. Ensoleillés, intoxiqués d’odeurs.
J'avais bien réfléchi à la façon dont j'allais amadouer les mots, à la manière dont je pourrais m'en servir pour former un tout littéraire respectable. Puis, j'ai pensé que les palabres viendraient sans qu'aucun effort ne me soit demandé. Après tout, j'avais toujours réussi à écrire. Certes je n'étais point une machine à faire rêver, mais j'avais en moi la dose nécessaire de désillusion pour commencer à écrire. C'est ce que j'entrepris. Selon les désirs de mon encéphale les mots commencèrent à jaillir ça et là, embrumant les suivants, noyant les prochains. Je savais bien que mon collage brumeux de mots n'aboutiraient pas à l'ataraxie mais ils attendaient depuis bien trop longtemps au fond de ma cervelle pour ne pas sortir. Un gazzeur. Oui, en y réfléchissant bien, cela ressemblait à un gazzeur de mots. Il me fallait donc convoyer chaque événement notoire de mon enfance à maintenant.
Enfance, c'est un drôle de nom. L'enfance, qu'est-ce que c'est dans le fond? Des pleurnicheries, des cris, des disputes, des bonbons, des chiffons, des poupées Barbie, de la colle dans les cheveux, des paillettes, le maquillage de Maman, des bulles dans le bain, les Walt Disney, des gâteaux le samedi quand Papa ne travaille pas, des gommettes, des jonquilles jaunes comme le soleil que l'on allait cueillir dans le bois près de la maison. Et puis, et surtout, les vacances. J'appelle vacances, tout endroit ou lieu où l'esprit peut enfin prendre son envol. J'avais toujours imaginé cette grande montagne que l'on voyait par la fenêtre du chalet comme un mont truffé d'histoires et d'aventures. Là nuit, j'aurai voulu me faufiler hors de mes couvertures et m'aventurer dans ces pléthores de pins, c'était sans compter ma peur viscérale du noir. Mais c'était seulement jusqu'à mes dix-sept ans. A partir de là, le temps a opéré inexorablement sur mon petit esprit. Oui, à partir de là, mon imagination s'est restreinte et d'un fleuve incontrôlable, elle s'est tarit pour devenir un mince filet de sang qui de temps en temps coagule et fait de gros caillots. Dommage. Elle me servait bien mon imagination. J'ai toujours adoré les vacances parce que les vacances ça sent le pin et le merisier. Les crêpes et les épices. Le soleil et l'orage menaçant. Les vacances c'est une synesthésie ambiante, c'est le réveil des sens. Les vacances sont hypnoïdes et bizarrement toujours trop courtes. Pour en revenir à ma montagne, elle n'est plus désormais qu'un gigantesque caillou piriforme. C'est bête, surtout car j'en ai conscience.

# Posté le vendredi 06 février 2009 13:06

Modifié le dimanche 15 février 2009 04:23